Vie du site
▶ coup de blues
L'accumulation de problèmes informatiques depuis plusieurs mois ont fortement
perturbé la mise à jour de ce site. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur!
Climat Jura
▶ août 2012 : assez agréable
3 sept.2012. Août 2012 a été beaucoup plus agréable qu'août 2011, bien qu'assez
arrosé. Les masses d'air se sont montrées très contrastées. Conséquence : c'est un
mois d'août très humide (151 mm de pluie) mais un peu plus ensoleillé que la
moyenne et aux températures assez agréables. L'excédent pluviométrique
augmente légèrement.
La température moyenne a été de 19,3°C soit 0,5°C de plus que la moyenne des
mois d'août. Les températures minimales sont douces, au-dessus de la moyenne
tout comme les maximales journalières. Le beau temps est bien présent, sans
record de température toutefois. La canicule tant annoncée a fait flop! Après juin et
juillet très moyens, Août est perçu comme assez agréable. C'est le troisième mois
d'août le plus agréable des dix dernières années, juste après 2009, loin de
l'exceptionnel 2003. ➥ l'étude
Veuillez noter que sur cette page consacrée au mois d'août, tous les graphes, images
et vignettes sont désormais cliquables; les éléments d'origine s'ouvriront en
surimpression au-dessus de la page.
Changement climatique
▶ Fonte record de la banquise
29 août. C’est officiel, la banquise arctique n’aura jamais été si peu étendue que
cette année, du moins depuis la mise en place de son suivi par satellite en 1979. Et
la saison de fonte n’est pas encore terminée ! L’Arctique n’échappe pas au rythme
des saisons : des hivers froids succèdent à des étés plus chauds. Ce cycle a bien
évidemment une influence majeure sur la taille de la banquise. Elle grandit en
automne et en hiver et fond partiellement au printemps et en été. Depuis 1979, ce
phénomène cyclique est constamment observé et quantifié avec une grande
précision grâce à de nombreux satellites. Malheureusement, leurs précieuses
données sont depuis quelques années la source de vives émotions et 2012
n’échappe pas à la règle.➥ lire
Terre, ressources
▶ Une Terre ne suffit plus.
22 août. Symboliquement, les ressources naturelles que nous utiliserons durant les
prochains mois seront prises à crédit. Cet indice calculé par le Global Footprint
Network en dit long sur l'empreinte écologique actuelle et passée de l’Homme. Le
concept consiste à donner une date approximative à partir de laquelle nous
consommons plus de ressources naturelles que ce qui est produit annuellement par
notre planète. En 2012, cette date a été fixée au 22 août. Nous vivons donc à crédit
depuis hier. Les ressources utilisées durant les 4 prochains mois proviendront de
stocks non renouvelables tandis que tout le CO2 produit s’accumulera dans
l’atmosphère. ➥ à voir absolument
Climat, Terre
▶ Amazone : la crue historique de 2012
L’Amazone voit inlassablement son niveau augmenter chaque année entre mai et
juin. La crue de 2012 a cependant marqué les esprits tant elle a été exceptionnelle,
battant par endroit des records établis voici un siècle… ou 3 ans. Long de plus de
6.500 km, le fleuve Amazone draine une surface équivalente à celle de l’Europe, soit
un peu plus de 6 millions de km². Il est alimenté par plus d’un millier d’affluents
de tailles variables. Naturellement, la distribution des pluies sur le bassin
amazonien a tendance à être hétérogène, il ne pleut pas partout en même temps.
Grâce à cela, les eaux déversées dans les différents affluents n’arrivent pas
simultanément dans l’Amazone, limitant ainsi les risques d’une crue considérable
durant la période normale de montée des eaux (fin mai - début juin).➥ la suite
Nucléaire
▶ Fukushima : des papillons mutants découverts
14 août. De grandes quantités de radionucléotides ont été libérées dans
l’environnement lors de la catastrophe de Fukushima-Daiichi au Japon. Des petits
papillons lycénidés auraient fortement souffert de cette pollution radioactive. Le
nombre d’individus « mutants » trouvés non loin de la centrale en témoigne.
Malheureusement, le taux de malformation observé chez leurs descendants est
important. ➥ l'étude
Terre - géologie
▶ De gigantesques panaches volcaniques ont recouvert la
Terre à trois reprises entre 3,5 et 3,2 milliards d’années
9 août. L’analyse d’une carotte de forage collectée en Afrique du Sud dans des
roches archéennes (3,2 milliards d’années) a permis d’étudier le cycle du soufre
dans l’atmosphère primitive terrestre. Des chercheurs de l’Institut de physique du
globe de Paris (Université Paris Diderot/CNRS) et du Centre de recherches
pétrographiques et géochimique du CNRS ont conclu à un phénomène important
pour l’histoire de la Terre : à trois époques précises (3,2 ; 3,4 et 3,5 milliards
d’années) et sur 3 continents (Australie, Afrique du Sud et Inde), des éruptions
volcaniques épisodiques et très intenses se sont traduites par d’énormes panaches
volcaniques et la formation par photolyse UV de grandes quantités de sulfate, un
composé fortement instable dans un environnement dépourvu d’oxygène. Une
étude publié dans Nature Geoscience le 5 août 2012. ➥ consulter
Climat et civilisation
▶ Des récits gravés dans la pierre
16 août. Tout au long des 30 000 dernières années, les êtres humains vivant autour
de la Caspienne, de la mer Noire et de la Méditerranée ont dû s’adapter au
changement climatique, à ses alternances entre périodes de réchauffement et
époques glaciaires. Avec le temps, les progrès de la navigation et la mise au point
d’armes sophistiquées en bronze et en fer ont permis aux puissances d’étendre leur
empire sur l’ensemble de la région méditerranéenne. Pourtant, même ces
civilisations devaient finir par disparaître. Dans certains cas, leur chute allait être
précipitée par une catastrophe naturelle, comme l’éruption volcanique minoenne il
y a 3 600 ans ; d’autres civilisations allaient survivre à un cataclysme, comme
l’Égypte des pharaons, il y a 4 200 ans.
Dans quelle mesure le changement climatique et les catastrophes naturelles
influencent-elles l’essor et la chute des civilisations ? Dans le cadre du Programme
international de géosciences (PICG), des géoarchéologues, des paléontologues, des
archéosismologues et d’autres spécialistes ont mis en commun leurs compétences
afin de rapprocher certaines pièces du puzzle. L’un des projets portait, pour la
première fois, sur l’histoire du couloir formé par la Caspienne, la mer Noire et
Méditerranée prises comme entité unique. Il soulevait des questions telles que :
quand la dernière ère glaciaire s’est-elle terminée, l’élévation du niveau de la mer
a-t-elle été assez brutale pour disperser les cultures antérieures, ou leur a-t-elle
laissé le temps de s’adapter ? La mer Noire a-t-elle pu être le lieu du Déluge dépeint
dans la Bible ? Ces projets du PICG ont parfois croisé des sites historiques
sauvegardés par l’UNESCO au titre de la Convention du patrimoine mondial ou la
Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique. Partons donc
pour une promenade à travers l’histoire. ➥ télécharger le document complet
Futur
▶ Dennis Meadows : « Nous n’avons pas mis fin à la
croissance, la nature va s’en charger »
La croissance perpétuelle est-elle possible dans un monde fini ? Il y a quarante ans
déjà, Dennis Meadows et ses acolytes répondaient par la négative. Aujourd'hui, le
chercheur lit dans la crise les premiers signes d'un effondrement du système. "Vous
buvez du café ? Et pourtant vous savez que ce n’est pas bon pour vous. Mais vous
persistez parce que vous avez une addiction au café. Les politiques sont accros à la
croissance. L’addiction, c’est faire quelque chose de dommageable mais qui fait
apparaître les choses sous un jour meilleur à courte échéance. La croissance, les
pesticides, les énergies fossiles, l’énergie bon marché, nous sommes accros à tout
cela. Pourtant, nous savons que c’est mauvais, et la plupart des hommes politiques
aussi". ➥ l'interview complète de TerraEco
Futur
▶ Eau : se préparer aux bouleversements
2 août 2012 - Le monde est-il prêt à faire face aux bouleversements liés à l’eau ? De
telles perturbations sont en effet inévitables et sont déjà d’actualité.
Des écologistes, des dirigeants et des professionnels de l’eau se sont réunis
récemment à Chatham House, à Londres, pour envisager l’avenir. L’Asie serait le
continent où les problèmes sont les plus graves à l’heure actuelle.
« La situation hydrique dans d’autres coins du monde nous inquiétait – cela reste
une question très importante en Afrique – mais nous n’avions pas réalisé que
l’accroissement de la demande alimentaire viendrait d’Asie en raison de la
croissance économique et démographique que connaît le continent. Des quantités
astronomiques d’eau douce sont déjà utilisées pour l’agriculture. L’Asie est la zone
la plus sensible [...] et je dirais que les premiers gros problèmes vont apparaître
d’ici 2020 ou 2030 », a dit à IRIN Pavel Kabat, ➥ lire
Folie comtoise
▶ Une retenue d'eau de 100 000 m2 sur le site du Mont d'Or?
On lira avec grand intérêt les observations de la commission de protection des eaux
(CPEPESC). L'aspect lacunaire du projet est au niveau de l'insuffisance de l'étude
d'impact.
Les conséquences sont multiples en terme de dégradations de l'environnement et
du cadre de vie, quelles soient directes ou indirectes.
- impact négatif sur le débit de la Jougnena.
- perte par évaporation d'une partie de l'eau prélevée.
- atteintes à la flore, à la faune et au milieu naturel.
- dégradation du paysage.
- multiplication des risques pour l'homme et l'environnement.
- absence de pertinence du projet face aux enjeux environnementaux et
énergétiques actuels.
En conclusion, il importe, pour un vrai développement durable et la préservation de
l’environnement, que ce projet de non-sens soit abandonné et que le
développement économique prenne enfin réellement en compte les réalités
climatiques et les impératifs de protection du milieu naturel. ➥ accéder au dossier
Jura Culture
▶ Jazz aux Forges
Les arts plastiques font place cette année à la musique qui se distingue au
travers d'une manifestation unique dans la région : deuxième année pour la
journée "Ca Jazze aux Forges" à Champagnole.
Associer la musique vivante au cadre historique des anciennes forges était un pari
osé mais réussi. Les ombres des anciens forgerons peuvent se croiser avec celles des
maîtres du jazz aujourd'hui disparus et se fondre dans l'évocation des souffrances
et des joies. Ici, on créait; ici, on crée encore. Autrefois, le métal et ses
enrichissements, aujourd'hui la musique de notre siècle, aventures collectives
toujours. Dans ce cadre, c'est avec une émotion certaine que nous avons apprécié les
interprétations de Laurent Poiret, petit-fils de forgeron et soliste du trio "Affaire
Jazzée".
Ce fût une belle journée que je vous propose de retrouver dans ce film-raccourci de
18 minutes (que j'ai difficilement élaboré - comment choisir? - et que vous pouvez
télécharger - environ 220 Mo!). Quelques grands classiques seront entourés de jazz
vocal, de jazz manouche, de big band et de quartet traditionnel, le tout inspiré par
Eric Séva dont je vous invite à écouter les compositions et l'interprétation, d'une
très très grande qualité. Laurent Poiret ouvre et ferme le film et en termine la
première partie. ➥ accéder à la page
ci-dessus Daniel Zimmermann (trombone) et Eric Séva (sax)
Climat
▶ Mauvaises nouvelles concernant la montée du niveau des
mers
Ces dernières semaines, plusieurs publications américaines ont apporté de
nouvelles informations sur le phénomène de montée du niveau des mers,
conséquence principale du changement climatique.
Dans une étude publiée le 22 juin, le Conseil National de la Recherche (NRC),
organisme public chargé de réaliser les études commandées à l'Académie des
Sciences, revoit à la hausse les précédentes estimations de la montée du niveau des
mers au cours du 21ème siècle [1]. D'après ses résultats, le niveau moyen des eaux à
l'échelle mondiale devrait augmenter de 8 à 23 centimètres d'ici 2030 (par rapport
au niveau de 2000), de 18 à 48 cm d'ici 2050, et de 50 à 140 cm d'ici 2100.
Cette dernière estimation est sensiblement supérieure à celle proposée par le
Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), dont la
dernière étude de référence sur les changements climatiques date de 2007. A
l'époque, une montée des eaux comprise entre 18 et 59 cm d'ici la fin du siècle était
envisagée, avec jusqu'à 17 cm d'augmentation supplémentaire en cas de
changements brusques dans les cycles de formation de la glace. ➥ le communiqué
Volcanisme et Climat
▶ L'éruption du Katmai (Alaska) en juin 1912
Cette année 2012 marquera le centenaire de l’éruption du KATMAI qui a eu lieu du
6 au 8 juin 1912. Ce volcan est situé sur la presqu’île d’Alaska, à 160 km au nord-
ouest de l’île Kodiak aux grizzlis géants. Cette éruption d’un VEI 6 est considérée
comme une éruption majeure ayant eu un impact climatique important. Elle a
envoyé dans la stratosphère 5 millions de tonnes de dioxyde de soufre. Une étude
financée par la Nasa estime qu'elle a provoqué une baisse des températures
estivales dans l'hémisphère nord. Elle a en outre affaibli la mousson asiatique,
réchauffé l'Inde, et refroidi l'Asie l'hiver suivant. Les aérosols volcaniques ont été
« efficaces »; en effet dès le mois août 1912 on constate en France une baisse
significative de la température... ➥ lire
Escapades :
▶ Découvrir le Guatemala
photo : Antigua, l'ancienne capitale.
Si un petit tour en Amérique Centrale vous tente, n'hésitez pas à faire un saut sur la
page consacrée à ce pays; vous y trouverez une centaine de photos, légendées dans
un joli diaporama, ainsi que quatre extraits courts de mon film "Guatemala, au son
des marimbas". ➥ c'est par ici et ➥ c'est par là




